Café Lecture à la Dili mardi 8 novembre 2022
Etaient présents : Catherine, Alain, Christophe, Sylvie, Olga, Mijo, Martine, Anne, Sophie, Claude, Rémy, Yves, Chantal.
Martine : « Certaines n’avaient jamais vu la mer » Julie Otsuka, prix Femina étranger 2011. Américaine d’origine japonaise l’autrice fait parler les Japonaises qui sont parties aux USA rejoindre des futurs maris, japonais, implantés, au début du XXe siècle. Désillusion, travail dur, ce n’est pas le rêve envisagé. En 1941 la guerre Japon-USA, Pearl Harbor, les émigrés sont repoussés dans un camp. Langue rythmée.
Christophe : « Là où chantent les écrevisses » Délia Owens. Un roman lu aussi par Anne, Sophie. Une fille des marais abandonnée par son père, traitée de fille sauvage et analphabète en caroline du Nord. Grâce au jeune Tate elle s’instruit, elle tire sa subsistance du marais, collectionne les espèces, un vrai travail de biologiste, elle observe la nature. Montre le côté intolérant des USA.
Olga : « Eugène Onéguine » Alexandre Pouchkine, littérature russe. Opéra en 3 actes de Tchaïkovski tiré de ce roman en vers. En 1845 à l’époque des tsars, privilèges de la noblesse. Il y a eu plusieurs traductions dont une de Chirac non publiée.
Mijo : « Journal du dehors » Annie Ernaux qui note ce qu’elle entend dans le train, au restaurant, dans la rue. Mijo n’y a trouvé aucun intérêt.
« Le restaurant de l’amour retrouvé » Ogawa Ito. Une jeune femme de 25 ans, perd la voix suite à un chagrin d’amour. Elle retourne chez sa mère avec qui elle ne s’entend pas. Elle ouvre un restaurant dans la montagne où elle fait des menus avec des plantes. Sa cuisine rend les gens heureux.
Anne : « Ce qu’il faut de nuit » Denis Petitmangin. Premier roman l’auteur est médecin. En Lorraine un père veuf cheminot s’occupe de ses 2 fils, trois taiseux. L’ainé rencontre des jeunes fascistes, le père ne comprend pas, mais ils ne se déchirent pas. Décrit la Lorraine, le bassin minier qui a dévié vers l’extrême droite. Anne a retrouvé sa région changée, maintenant on part travailler au Luxembourg.
Claude : « Mahmoud ou la montée des eaux » Antoine Wauters. En Syrie un vieil homme rame sur un lac, son village est sous les eaux. Il laisse les souvenirs essentiels remonter à la surface. Le régime d’El Assad au pouvoir, il a été torturé. Un roman en vers libres qui demande à s’adapter à sa lecture. L’auteur belge se sert de la puissance des mots pour désigner le Mal. Catherine fait le lien de ce style dans la même démarche avec « A la ligne » de Joseph Ponthus.
Alain : lit la chanson « L’Espoir » de Michel Buhler. Le chanteur, compositeur, écrivain, suisse, engagé, vient de décéder lundi 7 novembre à 77 ans. Son dernier disque est « Rouge », il y a un musée Michel Buhler à Sainte Croix . « L’espoir c’est plus fort que la mort ».
Sylvie : « La voleuse de fraises » Ehn-Hee-Kyung. Auteur connu en Corée. Ouvrage de nouvelles. L’auteur a vécu quelque chose de tragique L’humour cohabite avec un idéal de non-action de son compagnon dans cette nouvelle. Très bien écrit, chute à la fin est surprenante. Le style de micro nouvelles est courant en Chine, c’est une autre littérature, une autre vision du monde.
Rémy : « Fabrique des pandémies », une vidéo et un livre de Marie Monique Robin. Un moyen d comprendre les interactions dans les déséquilibres de la nature, créés par l’homme. Des témoignages de scientifiques, c’est pédagogique, les virus peuvent se développer à tout moment dans le contexte actuel. Le livre va plus au fond des choses.
Chantal : « Les corps solides » Joseph Incardona. Un jeu cruel qui attire forcément les plus démunis qui consiste à garder une main toujours en contact avec une voiture qui coûte 50 000€, celui qui reste le dernier sans se détacher la gagne. Une critique sociale, acerbe, contre le voyeurisme de la télé, la soumission de pauvres gens qui veulent s’en sortir. Suspense, très prenant, bien écrit.
Livres prêtés :
Martine : Okawa
Sophie : Ce qu’il faut de nuit
Catherine : La Tresse
Claude : Fabrique des pandémies
Information :
Jeudi 1° décembre : Lecture « Le couloir de la mort » par Michèle Keszei et Richard Humoin (Fox compagnie) à 20h à la maison des associations, salle du rez de chaussée à gauche. Ouvert à toutes et tous ; à diffuser
Vendredi 18 novembre Soirée concert à « L’Espérance » hauts de Burdignin. Concert à 20h suivi d’un bal Folk.
Mardi 6 décembre à 20h à la Dili, prochain café-lecture.
Mardi 3 janvier à la Dili. Café-lecture avec cadeaux offerts par les uns et les autres aux uns et aux autres. Avec repas sur ardoise à la Dili sur inscription préalable.
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