Café lecture 5 juillet 2022
joan manuel serrat - mediterraneo
serrat canta "mediterraneo"
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A la Dili 12 lecteurs étaient présents mardi 5 juillet : Alain, Joëlle, Emmanuelle, Michèle, Claudine, Christophe, Anne, Olga, Madeleine, Mijo, Yves, Chantal.
Olga : Joan Manuel Serrat chanteur catalan, chante la Méditerranée en espagnol, Olga en a une traduction.
Madeleine : « Au printemps des monstres » de Philippe Jaenada. L’étrangleur en 1964, une affaire dont on a beaucoup parlé, un petit garçon est retrouvé étranglé ou étouffé, un suspect condamné sans preuve fera 41 ans de prison. L’auteur met le soupçon sur plusieurs personnes proches dont le père, sauf la mère qui est hors de l’affaire.
« Mémoire de fille » Annie Ernaux replonge dans l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de vacances.
Mijo : « Origami blues » de Sarah Clain, un livre d’été et de détente, recommandé par la libraire de Boëge. Une femme a un magasin d’origami, un étudiant timide vient et demande s’il y a du travail. Elle découvre ses talents d’artiste dans l’origami et le Kirigami. L’histoire est dépliée doucement comme on déplie un origami.
Chantal : pas de livre mais le film d’animation réalisé par les élèves de Bellevaux et projeté à la Trace avec les films Anima-J sélectionnés au festival d’animation d’Annecy et vus par beaucoup d’élèves de la Vallée verte. Un deuxième évènement, une classe de Bellevaux a été sectionnée dans la CCHC pour réaliser des affiches sur la préservation de l’environnement, les affiches sont visibles dans Bellevaux.
Olga : « Les cavaliers » de Joseph Kessel 1967 consacré à l’Afghanistan, chef-d’œuvre de l’auteur, personnages forts, place importante accordée aux chevaux.
Anne : « Les terres promises » de Jean-Michel Guenassia déjà présenté.
Joëlle : les 5 BD « l’espoir malgré tout » prêtées par Christophe. Intéressant, le journal d’un ingénu, casse-pied. Les enfants reproduisent le discours des parents pendant la guerre, clin d’œil caustique sur Tintin redresseur de torts. « Le bruit ne fait pas que du bien mais le bien ne fait pas de bruit » cité par Christophe.
Alain : « Ecoutez-voir » d’Elsa Triolet (compagne de Louis Aragon). Le livre, trouvé dans une boite à livres, est illustré de nombreux tableaux en lien avec le sujet. L’histoire est celle de Madeleine qui donne la parole à un personnage secondaire, elle part à la découverte du monde, un personnage la suit partout, l’homme de Florence, elle évoque ses rencontres, double inspiration entre l’écrit et le visuel. Réflexion : La boite à livres de Boëge est beaucoup trop petite, Anne avait donné des plans qui n'ont pas été respectés.
Mijo : « Dernier été » de Franz Olivier Gisbert. En partie autobiographie déguisée, bien écrit. Il se sent sur le déclin, il est condamné, séduit une femme pour qu’elle s’occupe de sa renommée après sa mort, ce sont 33 jours de l’été.
Madeleine : « Mon cœur mis à nu » de Joyce Carol Oates, saga avec un patriarche qui monte des escroqueries. Critique sur la société américains, vision sur les tréfonds de l’âme humaine.
Alain cite un film sur Jim Harrison « seule la terre est éternelle » de François Busnel et Adrien Soland qui l’ont filmé en 2015 dans le Montana où il s’est retiré.
Livres prêtés : Origami Blues à Chantal, Les Cavaliers à Joëlle, Ecoutez-voir à Michèle, Je revenais des autres de Françoise à Emmanuelle, L’éternité n’est pas de trop de Michèle à Joëlle.
Informations :
Les livres de la sélection lettres frontière sont à la médiathèque et on peut participer au vote des coups de cœur.
Jeudi 21 juillet à 20 h à la salle des associations atelier d’écriture avec Laurent Moccozet qui fait partie des Conteurs du Môle, intervient en slam à Carouge, contribution au chapeau.
Mardi 6 septembre Jean-Pierre Siméon poète, dramaturge, sera présent au grand Huit à Habère-Poche.
Après débat sur les dates possibles en septembre pour le café-lecture il a été décidé de remettre le prochain café lecture au mardi 4 octobre 20 h à la Dili.
Joan Manuel Serrat signe ici une ode à la mer Mediterranée et à ses peuples, avec tout ce que cela implique comme culture, traditions et attachement affectif.
Quizá porque mi niñez
Peut-être parce que mon enfance
Sigue jugando en tu playa,
Joue encore sur ta plage,
Y escondido tras las cañas
Et caché derrière les joncs
Duerme mi primer amor.
Dort mon premier amour.
Llevo tu luz y tu olor
Je porte ta lumière et ton odeur
Por donde quiera que vaya,
N'importe où, où que j'aille,
Y amontonado en tu arena
Et entassé dans ton sable
Guardo amor, juegos y penas.
Je garde (les souvenirs de) l'amour, les jeux et les peines.
Yo,
Moi,
Que en la piel tengo el sabor
Qui a dans la peau ton goût
Amargo del llanto eterno,
Amère des pleurs éternels
Que han vertido en ti cien pueblos
Qu'ont versé en toi cent peuples
De Algeciras a Estambul,
D'Algésiras à Istambul,
Para que pintes de azul
Pour que tu peignes de bleu
Sus largas noches de invierno.
Leurs longues nuits d'Hiver.
A fuerza de desventuras,
A force de mésavantures
Tu alma es profunda y oscura.
Ton âme est profonde et sombre.
A tus atardeceres rojos
A tes rouges crépuscules
Se acostumbraron mis ojos
Mes yeux se sont habitués
Como el recodo al camino...
Comme le virage au chemin...
Soy cantor, soy embustero,
Je suis chanteur, je suis menteur,
Me gusta el juego y el vino,
J'aime les jeux et le vin,
Tengo alma de marinero...
J'ai l'âme d'un marin...
¿Qué le voy a hacer, si yo
Qu'est-ce qui j'y peu si moi
Nací en el Mediterráneo ?
Je suis né en Mediterranée ?
Y te acercas, y te vas
Et tu t'approches, et tu t'en vas
Después de besar mi aldea.
Après avoir embrassé mon village.
Jugando con la marea
Jouant avec la marée
Te vas, pensando en volver.
Tu t'en vas, pensant à quand tu reviendras.
Eres como una mujer
Tu es comme une femme
Perfumadita de brea
Toute parfumée de goudron
Que se añora y que se quiere
Qui s'ignore et qui s'aime
Que se conoce y se teme.
Qui sont connaît et qui se craint.
Ay...
Oh...
Si un día para mi mal
Si un jour pour mon malheur
Viene a buscarme la parca**.
La Parque vient me chercher,
Empujad al mar mi barca
Poussez mon bâteau à la mer
Con un levante otoñal
Avec une brise automnale
Y dejad que el temporal
Et laissez que la tempête
Desguace sus alas blancas.
Detruise ses ailes blanches.
Y a mí enterradme sin duelo
Et moi, enterrez-moi sans deuil
Entrela playa y el cielo...
Entre la plage et le ciel...
En la ladera de un monte,
Sur la pente d'une coline,
Más alto que el horizonte.
Plus haut que l'horizon.
Quiero tener buena vista.
Je veux une bonne vue.
Mi cuerpo será camino,
Mon corps sera chemin,
Ledaré verde a los pinos
Je donnerai du vert aux Pins
Y amarillo a la genista...
Et du jaune au Genêt...
Cerca del mar. . Porque yo
Près de la mer. . Parce que moi
Nací en el Mediterráneo...
Je suis né en Mediterranée...