Café lecture du 8 septembre
Présents : Martine, Alain, Christophe et Joëlle qui avait oublié de récupérer la clé de la salle chorale ! Et prévenu les gens trop tard ce qui explique le nombre d'absents important !
Du coup la séance a eu lieu chez elle à St André.
Christophe : avant la forêt de Julia Colin
Elie, ses parents et Calme une amie d'enfance s'installent à Massat, dans une vallée perdue des Pyrénées suite à l'effondrement de l'économie. Récit très intéressant sur l'organisation dans le village suite à ces changements brutaux, les rapports entre les gens, la nature que Calme, qui plonge dans la forêt semble bien connaître, la violence qui apparaît malgré la solidarité entre les gens. Deux mondes vont s'affronter, la nature et les humains.dans la forêt de Jean Hegland mais dont le récit est plus dystopique.
Ce livre nous fait tout de suite penser à dans la forêt de Jean Hegland mais dont le récit est plus dystopique.
Livre enfant : pas assez rose de Catherine Emmet et Claire Powel
L'histoire d'un flamant rose trop coloré qui a du mal à s'accepter.
Un bel album sur la différence, la tolérance, l'acceptation de soi.
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Martine : Mystic River de Dennis Léhanne
Livre de 2001 dont un film a été tiré, réalisé par Clint Eastwood avec Sean Penn dans le rôle principal.
Deux époques différentes 1975 à Boston puis en 2000 dans le même quartier qui a bien évolué en 25 ans.
C'est l'histoire de trois enfants dont un va être enlevé et disparaître 4 jours sans que personne ne sache ce qui lui est arrivé.
25 ans plus tard, on retrouve les mêmes personnages qui se sont perdus de vue.
La fille de l'un d'eux disparaît et est retrouvée le lendemain assassinée.
L'un des personnages devenu policier mène l'enquête.
Le récit est intéressant, très prenant avec une bonne étude du quartier, de son évolution et des personnages.
Alain : Pierre Bourdieu et son équipe, la photographie un art moyen.
Livre de 1988 donc avant la photographie numérique.
Étude sociologique sur la photographie à partir de témoignages, sa place dans le monde artistique.
Jusque dans les années 50-60, suivant le milieu social, les sujets photographiés n'étaient pas du tout les mêmes. Dans les villages, il s'agit surtout de photos de mariages prises par des professionnels. Alors que dans les villes on trouve plutôt des photos de vacances, de communions... prises avec des appareils familiaux.
Analyse intéressante notamment sur l'importance des photos de groupes lors des mariages, témoignages importants sur la famille, les rapports entre les gens.
Très longtemps la photo n'a pas été considérée comme un art. D'ailleurs les photographes n'étaient souvent pas cités et vivaient essentiellement grâce à la publicité.
Joëlle : silence dans les champs de Nicolas Legendre
Journaliste au Monde, d'origine bretonne, il réalise une enquête pendant 2 ans de 2021 à 2023. Il interviewe de nombreux protagonistes de l'agriculture, paysans, chefs d'entreprise de l'agroalimentaire, syndicalistes, politiques...
Il analyse le système agro-industriel et ses nombreuses dérives, l'altération des écosystèmes, la généralisation de la nourriture en boîte... Et le silence et la violence qui découlent de cette organisation.
Enquête au long cours passionnante grâce aux nombreux témoignages tous très intéressants. Assez angoissant sur la réalité de ce monde agricole dévoyé.
Alain évoque un reportage qu'il a vu sur Arte, main basse sur les terres, disponible jusqu'au 23 novembre et qui retrace les combats pour l'eau et l'alimentation du 21e siècle.
https://www.arte.tv/fr/videos/122227-000-A/main-basse-sur-les-terres/
Christophe termine la soirée en nous lisant un poème de Hélène Dorion du recueil de poésie mes forêts. Et du coup nous dévions sur le calligramme et essayons de lire ceux d'Apollinaire. Pas facile !
Livre emprunté
De Christophe à Joëlle : pas assez rose