Café lecture à la Dili 07 02 2023
17 Présents : Nicole, Françoise, Claudine, Sylvie, Olga, Michèle, Mijo, Anne, Martine, Madeleine, Christophe, Claude, Rémy, Joëlle, Alain, Yves, Chantal.
Michèle : « Chaplin 1939 » de Cliff Paillé, théâtre. A été joué au théâtre de Boëge dans le programme d’Entracte à Boëge samedi 15 octobre 2022. Une tranche d’histoire , un film qui verra le jour « le dictateur » où Chaplin se paie le culot de se moquer d’Hitler.
Mijo « L’ancien calendrier d’un amour » d’Andrei Makine. Récit de vie écrit en français. Vargas, un garçon qui devient un homme et connaît les élans amoureux, l’engagement dans l’armée, a vécu 2 guerres mondiales et la Révolution soviétique. Mijo s’est laissée emportée par cette écriture, pleine de poésie, un peu triste. L’auteur a aussi écrit « l’ami arménien » très beau.
Martine : « Giboulées de soleil » de Lenka Hornakove-Civade, tchèque. Prix Renaudot des lycéens 2016. Elles s’appellent Magdalena, Libuse et Eva et partagent le même destin : de mère en fille elles grandissent sans père. Magdalena connaîtra l’annexion nazie, Libuse les années camarades et Eva la fin de l’hégémonie soviétique. Martine a aimé l’écriture et la volonté de vivre de ces femmes.
Madeleine : « Fille » de Camille Laurens. Être une fille en 1960 et avoir une fille est une sorte de malédiction, les mots ont leur importance. Livre féministe. L’auteure grandit à Rouen auprès de sa sœur et de ses parents. Un jour, son père, à qui l’on demande s’il a des enfants, répond : « Non, j’ai deux filles ». Les violences infligées aux filles.
Christophe : « « Chien 51 » de Laurent Gaudé. Polar d’anticipation où Gold tex est devenue propriétaire de la Grèce. Zem Sparak, la cinquantaine, est policier dans la zone 3, a trahi ses frères d'armes, et depuis vit dans la culpabilité et dans la nostalgie d'un monde disparu.
« Critique de la raison pure » d’Emmanuel Kant en manga, de quoi vulgariser la philosophie pour la rendre plus abordable.
Claude : « Écrits vagabonds » de Carlo Rovelli. Toutes ses réflexions scientifiques rassemblées, il s’intéresse à tout, très contemporain. C’est un physicien théoricien et philosophe des sciences italien vivant à Marseille. Il est l'auteur de plusieurs livres de vulgarisation scientifique.
Rémy : « Impossible » de Erri De Luca, traite de la justice, sur l’engagement de l’auteur dans Lotta Continua, déjà présenté au café lecture.
Rémy fait part de la création d’un café lecture à Viuz en Sallaz où le principe est de lire, tous, le même livre pour en discuter.
Joëlle : « Les vieux fourneaux » de Wilfrid Lupan et Paul Cauet. Le volume 7 vient de sortir. Trois copains de 70 balais, anarchistes, font rire par leurs folles péripéties, très drôle, sujets de société.
Alain : « trésor national » de Sedef Eccer. Le portrait magnifique d’une actrice et d’un pays marqué par quatre coups d’Etat entre 1960 et 2016, une quête de vérité, un hymne au cinéma. Une jeune femme a quitté la Turquie et parle de sa mère, actrice, qui a eu le titre de trésor national. On suit l’Histoire de la Turquie, elle cherche comment a disparu son père.
Yves et Chantal « Ils n’iront plus au bal » écrit par 35 voix pour ne pas oublier. Les élèves de 3ème d’un collège de st Pierre d’Albigny dont la professeure de français est la petite fille de Jean Verbois, résistant, maquisard et réfractaire au STO qui a échappé au massacre du 25 décembre 1943 et a témoigné dans les collèges pendant plus de 20 ans. Karine Verbois a rassemblé des documents, travaillé avec les élèves qui ont fait parler les lieux et les objets témoins de cette soirée où 25 jeunes furent tués et 6 déportés au cours d’un bal.
Nicole : « Nous l’Europe banquet des peuples » de Laurent Gaudé. Long poème en vers libres sur l’Europe. Chaque chapitre correspond à une période de l’Europe. Beau message d’espoir.
Françoise : « Les vertueux » de Yasmina Khadra. Un roman qui retrace la période entre 2014-2025. Un jeune Algérien vivant dans la misère en Algérie, en France fait la guerre, son père est handicapé. A vécu les tranchées en 1914, puis a vécu des choses difficiles de retour en Algérie. Histoire pleine d’humanité, amitié entre les soldats.
Sylvie : « Eugène Onéguine » d’Alexandre Pouchkine. Roman en vers. Dans la Russie du XIXe siècle, histoire d’un amour raté d’un dandy blasé. La traduction garde l’esprit du texte mais il manque la musique de la langue russe. Pouchkine connaissait bien le français. Ça n’a pas vieilli.
Olga : « Un sentiment plus fort que la mort » de Marc Lévy. Après des mois de recherches, Suzie Baker retrouve enfin l'épave d'un vieux Boeing emprisonné sous les glaces du mont Blanc. À l'intérieur de la carlingue repose un document qui pourrait rendre justice à sa famille accusée de haute trahison.
Anne : « Le bouclier de Marie » de Marie Rebour. Autobiographie, de sa vie. Violée par ses cousins à 4 ans elle a mis un bouclier pour occulter l’épisode. A 27 ans les souvenirs reviennent, elle se reconstruit en entreprenant une thérapie. Martine ajoute, très percutant, elle dit d’abord JE puis MARIE. Elle sera présente à la médiathèque avec l’apéro littéraire du 24 qui débute à 18 h 30, avec présentation de nouveautés par la libraire et les bibliothécaires.
Michèle : « Bain de minuit à Buckingham » de S.J. Bennett, tome 2 de Sa majesté mène l’enquête. Humour.
Livres empruntés :
Chaplin 1939 à Chantal
L’ancien calendrier d’un amour à Claude
Giboulées de soleil à Joëlle
Chien 51 à Nicole
Critique de la raison pure à Michèle
Écrits vagabonds à Anne
Trésor national à Madeleine
Nous l’Europe à Mijo
Les vertueux à Sylvie
Un sentiment plus fort que la mort à Christophe
ANNONCES
Le P’tit Caf’ de Poche est ouvert sous l’ancienne école d’Habère-Poche, vendredi et samedi de 18 h à 1 h, dimanche de 14 h à 18 h. Il est associatif, intergénérationnel, il veut être un lieu de rencontre, où il y a des jeux de société, de bonnes bières locales, toutes sortes de boissons chaudes et froides, alcoolisées ou sans alcool. On peut apporter ses idées d’animation et d’autres créneaux d’ouverture sont possibles.
A Boëge la boite à livres est trop petite, mal placée, peu visible. Nous voudrions demander à la mairie de concevoir une plus grande armoire qui pourrait être installée sous la Grenette, un lieu de passage, bien protégé.
Le prochain café-lecture aura lieu mardi 7 mars à 20 h à la Dili.