Café lecture du 7 septembre à Chapeau Rouge

Publié le par Alain

Présents : Pelik Brigitte Michèle Catherine R. Claude Sylvie Olga Marie Gaborit Alain Martine Daniel Rémy Gilles Serge Audebert Joëlle

Brigitte et Pelik nous accueillent dans la salle du Chapeau Rouge. Brigitte nous fait un petit historique de l'aménagement de cette salle grâce à toutes les bonnes volontés. Lorsqu'ils ont acheté leur maison, ils voulaient transformer la porcherie en salle de spectacle pour y proposer du théâtre, de la poésie, de la chanson, de la musique classique… Et grâce à l'énergie de tous, et tout particulièrement de Claude, ce projet s'est concrétisé beaucoup plus rapidement que prévu ! La salle a pu bénéficier des anciens fauteuils de Château Rouge mais aussi des estrades, du tapis de danse, de rideaux, d'un fond de scène de la comédie de Genève… Bref, une vraie salle de spectacle qu'il faut finir d'aménager !

Claude : Les étoiles s'éteignent à l'aube de Richard Wagemese

En Colombie-Britannique, au Canada, un jeune de 16 ans, Eldon, retrouve son père alcoolique Franck qui arrive à la fin de sa vie. Franck, d'origine indienne, ne l'a pas élevé mais demande à son fils de l'emmener dans la montagne pour l'accompagner dans la mort et l'enterrer là-haut.

C'est très fort, à la Steinbeck, mais plus réaliste, très très bien écrit. Ce livre lui a rappelé Jim Harrison. Beaucoup de passages très poignants, intéressant sur les rapports des indiens aux grands événements de la vie. C'est un retour aux racines.

C'est le rappel à Daniel le film cœur de tonnerre sur les indiens. On peut en voir un extrait sur Arte plus 7

Claude et Michele : Madame Bâ de Erik Orsenna

Une femme malienne, charismatique, doit venir en France retrouver son petit-fils préféré footballeur. Elle doit demander un visa à son pays pour venir. Le premier visa étant refusé, elle envoie une lettre au président de la République française pour expliquer sa famille sa vie son origine. Le livre est construit en chapitres qui chacun font référence à un des critères du formulaire qu'elle doit remplir : ainsi pour la nationalité, elle explique qu'effectivement elle est malienne, mais elle parle aussi de sa tribu, de son origine, de sa famille…

erik orsenna connaît bien l'afrique e….prend beaucoup sur la vie actuelle sur ce continent.

Sylvie les enfants sont rois de Delphine de Vigan

Une bonne découverte de cette auteure. Très bien écrit très instructif, mais glaçant !

Ce roman parle des enfants influenceurs, via les réseaux sociaux, instrumentalisés par les parents. Une maman, très attirée par la télé réalité, met en scène ses enfants dans de petites vidéos de la vie quotidienne qui sont vues par des millions de gens. Ces vidéos attirent des annonceurs, et cela transforme les enfants en publicitaires pour des jeux vidéo, des centres de loisirs, des jouets… Du coup, une loi a été voté pour réglementer le travail de ses enfants. Un 2e personnage principal intervient, c'est une policière qui part à la recherche de la petite fille de cette maman qui a disparu.

Martine Les impatientes de Djaïli Amadou Amal, Goncourt des lycéens 2020

au nord Cameroun 3 jeunes filles sont mariées de force. Ensuite c'est 3 destins 2 ados une jeune femme. Une des ados se voyait déjà pharmacienne, elle avait un amoureux et est mariée à un homme de 50 ans dont elle devient la 2e épouse. Et marié un homme plus jeune mais alcoolique et drogué. Elle est également sa 2e épouse. On parle beaucoup de sa difficulté à trouver sa place par rapport à cette première femme qui ne l'accepte pas. La jeune femme quant à elle, finit par s'enfuir mais elle ne trouve aucun soutien auprès de sa famille qu'elle n'avait d'ailleurs pas le droit de voir juste après le mariage et ce pendant un an. Sa famille la rejette en lui expliquant qu'elle doit obéir, être patiente et que son mari a tous les droits sur elle.

L'auteure a elle-même était mariée de force à 17 ans et a réussi à en sortir .Elle a créé une association pour soutenir ces femmes.

Alain Aller simple suivi de l'autre impénitent de Erri de Lucca

Ce sont 2 recueils de poésie, le premier sur la migration, le 2e sur divers thèmes.

De Lucca s'est beaucoup investi dans la défense des migrants notamment avec le chanteur Gian Maria Testa. C'est un de ses combats actuels mais il a toujours été dans la lutte ; dans sa jeunesse il militait à Lotta Continua. Il est aussi impliqué dans l'opposition à la guerre des Balkans, à la laison ferroviaire Lyon-Turin.

Chaque poème est écrit en italien et traduit en français par son traducteur habituel, mais pas toujours très bien selon Alain.

Beaucoup ont lu pas mal d'œuvres de Erri de Lucca, auteur très apprécié. Brigitte évoque une BD qui vient de sortir dont il a écrit le scénario l'heure H sur les ouvriers des années 70.

Brigitte conseille la lecture de l'impossible, Marie le poids du papillon.

Olga les cavaliers de Joseph Kessel

Au travers d'une fête traditionnelle afghane où les cavaliers doivent, à cheval, transporter le corps d'un bouc qui sert de ballon, derrière la ligne d'arrivée et où tous les coups sont permis, l'auteur évoque la vie et les traditions très différentes des tribus qui composent le pays. La religion est la même, mais les langues peuvent être différentes et les rivalités entre tribus sont nombreuses. La population est très dure, un peu sauvage, à l'image du pays.

Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l'enfer... Le grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz (du nom du jeu) toujours victorieux... Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme... Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures d'une misère qui date de l'origine des temps... Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : "Aïeul de tout le monde"... Enfin, Jehol "le Cheval Fou", dont la présence tutélaire et "humaine" plane sur cette chanson de geste...

Le livre, écrit en 1967 se déroule dans les années 30, période où l'Afghanistan est encore gouverné par un roi et attirent la convoitise des occidentaux.

Il existe un vieux film avec Omar Sharif et Jack Balance les cavaliers, tiré de ce même livre.

Sylvie évoque un dossier très intéressant sur l'Afghanistan dans le Monde Diplomatique de septembre.

Pour une autre approche sur le pays, on peut lire aussi les cerfs-volants de Kaboul, Khaled Hussein.

Daniel Les furtifs d'Alain Damasio

Livre d'anticipation de 700 pages.

En 2041, toutes les villes sont gouvernées par des multinationales. Le reste du pays est gouverné par un état souverain mais l'auteur l'évoque peu dans le roman.

Dans les villes, tout est connecté tout est contrôlé.

Les furtifs, des fantômes ? Plutôt l'exact inverse : des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet pierres, déchets, animaux ou plantes pour alimenter leurs métamorphoses incessantes. Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme, Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l'Éducation nationale, en faillite, a abandonnés, ont vu leur couple brisé par la disparition de leur fille unique de quatre ans, Tishka - volatilisée un matin, inexplicablement. Sahar ne parvient pas à faire son deuil alors que Lorca, convaincu que sa fille est partie avec les furtifs, intègre une unité clandestine de l'armée chargée de chasser ces animaux extraordinaires. Peu à peu, ils apprendront à apprivoiser leur puissance de fuite et à renouer, grâce à eux, avec ce vivant que nos sociétés excommunient.

C'est une histoire d'amour puissante entre Sahar et Lorca. Ces 2 personnages s'expriment de manière différente, Lorca emploie beaucoup un vocabulaire inventé. Michel et Claude n'ont pas réussi à dépasser la 250e page à cause de ce style de d'écriture.

Marie a essayé sans succès de lire la horde du contrevent.

Daniel a vraiment adoré ce livre mais il conçoit qu'il est difficile d'y entrer. Cela l'a incité à lire d'une de franck Herbert.

Catherine R De pierre et d'os de Bérengère Cornut

Bérengère Cornut est anthropologue. Elle n'a pas fait le voyage au-delà du cercle polaire, de nombreux anthropologues ayant déjà côtoyé ces populations pas forcément pour leur bien.

Une jeune femme ayant ses règles pour la première fois, sort de l'igloo la nuit, et se retrouve séparé de sa famille par un craquement de la banquise. Son père a juste le temps de balancer sur son iceberg une peau d'ours et un harpon. Elle ne reverra pas sa famille et apprendra à se débrouiller.

Le récit est entrecoupé de chants, du rapport aux esprits, cette jeune femme étant chaman. L'écriture est puissante, très évocatrice du mode de vie ces populations inuites.

Brigitte Marina A. d'Eric Fottorino

Brigitte ne s'attendait pas à un tel récit de la part de ce journaliste, peu au fait de l'art corporel de Marina Abramovic. L'écriture est moyenne, mais le journaliste, littéralement happé par le personnage, a une démarche intéressante en essayant de comprendre la démarche de l'artiste au travers d'une carte initiatique en se demandant à chaque fois ce qu'elle cherche dans sa performance et en quoi elle nous questionne sur notre rapport à l'art virgule la vie et la mort.

Joëlle La fabrique des pandémies de Marie-Monique Robin

L'auteure est journaliste et réalisatrice de documentaires notamment le monde selon Monsanto. Elle est très impliquée dans la défense de la planète.

Un documentaire sortira prochainement au cinéma :

https://www.m2rfilms.com/la-fabrique-des-pandemies

Populariser la science et comprendre qu'un lien existe entre la biodiversité et la pandémie de Covid-19 que nous traversons ; comprendre également, que l'étude des causes peut mener aux solutions, ce sont les enjeux de l'excellente enquête que signe la journaliste et réalisatrice de documentaire. Pour cela, elle a interrogé 62 scientifiques du monde entier intervenant dans des domaines très variés : épidémiologistes, écologues, mathématiciens, ethnologues, linguistes… En apportant enfin une vision d’ensemble, accessible à tous, Marie-Monique Robin contribue à dissiper le grand aveuglement collectif qui empêchait d’agir. Le constat est sans appel : la destruction des écosystèmes par la déforestation, l’urbanisation, l’agriculture industrielle et la globalisation économique menace directement la santé planétaire.
Cette destruction est à l’origine des « zoonoses », transmises par des animaux aux humains : d’Ébola à la covid-19, elles font partie des « nouvelles maladies émergentes » qui se multiplient, par des mécanismes clairement expliqués dans ce livre. Où on verra aussi comment, si rien n’est fait, d’autres pandémies, pires encore, suivront. Et pourquoi, plutôt que la course vaine aux vaccins ou le confinement chronique de la population, le seul antidote est la préservation de la biodiversité, impliquant d’en finir avec l’emprise délétère du modèle économique dominant sur les écosystèmes. Les scientifiques insistent aussi beaucoup sur l'importance cruciale de l'inter

-disciplinarité autour du concept de One health (une seule santé) : une conception globale de la santé à l’interface hommes-animaux-écosystèmes, qui met en cause la place des humains sur la planète.

Un livre déjà présenté et de retour ce soir peut-être un prolongement de cette lecture

Dans la forêt de Jean Hegland : deux sœurs apprennent à survivre dans un monde où tout s'est écroulé, où il n'y a plus d'électricité, plus d'essence, plus de transport donc plus de livraisons de nourriture et où il faut réapprendre à vivre avec les ressources de la forêt près de laquelle elles ont toujours vécu.

Joëlle Ecotopia de Ernest Callenbach

Un autre prolongement du livre de M-M Robin : cette fois-ci, les solutions possibles.

Trois États de la côte ouest des États-Unis - la Californie, l'Oregon et l'État de Washington - décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale baptisée Écotopia. Vingt ans après, l'heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain. Au fil de ses articles envoyés au Times-Post , William Weston décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l'autogestion, la décentralisation, les 22 heures de travail hebdomadaire, le recyclage systématique, le rapport à la nature, etc. Quant à son journal intime, il révèle le parcours initiatique qui est le sien ; d'abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure. Son histoire d'amour intense avec une écotopienne va le placer devant un dilemme crucial : choisir entre deux mondes.

Livre écrit en 1974 !!

 

Echanges de livres

Les étoiles s'éteignent de Daniel à Michèle

Les enfants sont rois de Sylvie à Joëlle

Dans la forêt de Joëlle à Catherine

De Pierre et d'os de Catherine à Marie

Les cavaliers d'Olga à Michèle

La fabrique des pandémies de Joëlle à Claude

Marina A. de Brigitte à Claude

 

Informations

Inauguration du nouveau Château Rouge du 16 au 22

Prochain café lecture le 5 octobre, lieu à défini

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