Café lecture en visio 30 03 au lieu du 7 04 2021

Publié le par Alain

 

Etaient présents devant leurs écrans : Joëlle, Alain, Françoise, Claudine, Madeleine, Yves, Chantal, Olga.

Claudine : « Le jeu du chuchoteur » de Donato Carrisi, polar. Une famille appelle au secours car un homme à capuche rode autour. La police arrivée au petit matin trouve du sang partout mais personne. Entre réel et virtuel l’histoire trace la recherche de Mila une experte en enlèvements. Avec un personnage qui souffre d’alexithymie, difficulté à s’exprimer verbalement.

« La Honte » de Pierre Liscia. Elu du XVIIIeme arrondissement dénonce la mauvaise gestion d’Anne Hidalgo, prend des décisions seule. Les embouteillages, la pollution, beaucoup de Parisiens veulent quitter Paris. Son bilan est catastrophique.

Françoise : « Fille » de Camille Laurens. Fresque sociale des années 50-60. Le patriarcat règne dans la famille, la gent féminine n’a pas de place. Le grand-oncle la viole et toute la famille le sait mais il ne faut rien dire. Elle se marie mais c’est une fille qui nait, plus tard le grand-père reconnait à sa fille des qualités. Autre roman de cet auteur « dans ses bras là », assez autocentré, montre l’évolution des mentalités.

Madeleine : « Comédies françaises » 2020 d’Eric Reinhardt. Un roman enquête sur le blocage qui arrêta la création d’internet en Europe au début des années 70 à cause du lobbying. C’est l’histoire d’un jeune homme où on le revoit avant la période relativement courte où il meurt dans un accident, avec la quête d’une femme idéalisée. Très documenté+ rêveries, belles descriptions de Bordeaux, de la Bretagne. Fait pénétrer dans les univers de New-York, Max Ernst, Jackson Pollock. A la médiathèque.

Olga : « Le rocher de Tanios » d’Amin Maalouf. Construit autour d’un évènement historique, le meurtre d’un patriarche au XIXe siècle au Liban. Le meurtrier se réfugie à Chypre avec son fils. L’auteur imagine la vie du fils. C’est comme un conte mêlé à la politique de l’époque.

« Capharnaüm » film 2018 de Nadine Labaki sur Arte. Zaïn un enfant de 12 ans porte plaine de ses parents pour l’avoir mis au monde. Bébé sabs papiers, condition de s femmes et des filles, enfants qui vont en prison, à la rue, emmenés en Suède, très dense.

« Les damnés de la Commune » avec des gravures film sur Arte très intéressant et vivant à l’occasion des 150 ans de commémoration de la Commune.

Chantal : « Chaudun la montagne blessée » récit de Luc Bronner. L’auteur originaire des Hautes-Alpes est directeur des rédactions du Monde. Chaudun fut vendu aux Eaux et forêts en 1895 par ses habitants qui n’arrivaient plus à y vivre, trop de moutons, trop d’habitants, la forêt qui disparait pour se chauffer. L’auteur a fait des recherches approfondies sur les familles qui y ont vécu, dans des archives nombreuses. En 1900 le service de restauration des terrains de montagne (RTM) reboise massivement et redonne une nouvelle vie à ce territoire après le désastre écologique et humain. L’animal et les plantes y ont pris l’espace ensauvagé et c’est un endroit très recherché par les botanistes.

Yves : « La discrétion » de Faïza Guène. L’auteure qui écrivit son 1er roman à 19 ans « Kiffe kiffe demain », écrit celui-ci à 35 ans. Elle parle d’une femme qui aujourd’hui 70 ans, peut-être un peu sa mère, toute une vie entre l’Algérie et la France, racontée par petites touches depuis son enfance dans le bled. Mariée à 30 ans à un maçon qui vit en région parisienne, elle souffre beaucoup de cet exil avant de s’ancrer dans la vie française, avec ses humiliations, sans jamais se plaindre. Son bonheur c’est sa famille, ses 3 filles plus revendicatives et son fils. La famille retourne en Algérie aux vacances mais petit à petit les anciens disparaissent et ce retour aux sources devient moins fréquent. Très beau portrait de femme, mais on sent une famille qui n’est jamais à sa place en Algérie comme en France.

Alain : « La Bombe » BD de 450 pages. Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l’existence de la bombe atomique, première arme de destruction massive. Mais dans quel contexte, comment et par qui cet instrument de mort a-t-il pu être développé ? ce roman graphique raconte les coulisses et les personnages-clés de cet événement historique qui, en 2020, commémore son 75ème anniversaire. Des mines d’uranium du Katanga jusqu’au Japon, en passant par l’Allemagne, la Norvège, l’URSS et le Nouveau-Mexique, c’est une succession de faits incroyables mais vrais qui se sont ainsi déroulés. Tous ceux-ci sont ici racontés à hauteur d’hommes : qu’ils soient décideurs politiques (Roosevelt, Truman), scientifiques passés à la postérité (Einstein, Oppenheimer, Fermi...) ou acteurs majeurs demeurés méconnus, tels Leó Szilàrd (le personnage principal de cet album, un scientifique qui remua ciel et terre pour que les USA développent la bombe, puis fit l’impossible pour qu’ils ne l’utilisent jamais), Ebb Cade (un ouvrier afro-américain auquel on injecta à son insu du plutonium pour en étudier l’effet sur la santé) ou Leslie Groves (le général qui dirigea d’une main de fer le Projet Manhattan) – sans oublier, bien sûr, les habitants et la ville d’Hiroshima, reconstituée dans La Bombe de manière authentique. Extrêmement documenté mais avant tout passionnant, cet ouvrage est un livre de référence sur l’histoire de la bombe atomique.

Joëlle : « Anaïs Nin sur la mer des mensonges » BD de Léonie Bischoff. Erotique, passionnée, amoureuse, amie et plus encore du couple Miller Arthur et June, Anaïs Nin est la figure de proue d’une époque singulière et méritait cet ouvrage documenté, chaleureux et charmeur que lui consacre Léonie Bischoff. Le dessin est déjà envoûtant, brillant, le personnage l’est encore plus et les textes sonnent comme autant d’exclamations qui scandent la découverte d’une femme d’exception. Mariée à Hugo Guiler, Anaïs Nin écrit et vit à Paris. Elle regrette New-York, fille d’une Danoise cubaine et d’un Espagnol tout autant cubain. Hugo est banquier mais poète avant tout. Anaïs rédige son journal, son double, danse le flamenco et érotise sa vie, sensuelle dans l’âme. Elle est proche de son cousin Eduardo qui vit mal sa propre sexualité. Anaïs se prépare à publier un essai qui sent le soufre sur D. H. Lawrence. Et il y a la rencontre avec Henry Miller, un coup de foudre physique dont Miller bohème tirera bénéfice.

Vu à la télévision ou à voir : « la part des anges » de Ken Loach. Documentaire sur Ernest Pignon Ernest...signalé par Madeleine passionnant ! vu par Martine « Bigre », plein de fantaisie, de burlesque, d'énergie et d'inventivité... mais ça aurait été tellement mieux de le voir en "vrai", l'ambiance de la salle de spectacle manquait..sur la 5 de et avec Pierre Guillois qui a été directeur du théâtre du peuple à Bussang. « A taille humaine, Ernest Pignon Ernest » de Yann Coquart sur culture box.

Rendez-vous mardi 6 avril à 10 h 30 pour échanger des livres devant le café des Marronniers.


 

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