Café-lecture du 04 septembre 2018

Publié le par Alain

 

 

Présents : Rémi, Christophe, Madeleine, Daniel, Annie, Martine, Sylvie, Joëlle, Alain, Claude.

 

Isabelle Monnin

Madeleine : « les gens dans l’enveloppe » de Isabelle Monnin .

Après avoir acheté chez un brocanteur une enveloppe contenant 250 photos elle imagine la vie des personnes  photographiées. Une fois son roman bouclé, Isabelle Monnin se lance sur la trace de ces inconnus familiers, les retrouvant dans le Doubs, et confrontant son imaginaire à leurs destins réels. Alex Beaupin a écrit des chansons sur ces personnages.

Christophe : « le complot de Ferney-Voltaire » B.D.  de  P. Makyo, F. Richard, D. Pagot et B. Wesel.

Voltaire paye des comédiens pour diffuser ses idées contestataires dans les cercles du pouvoir (aristocrates et religieux).

Annie : « les passeurs de livres de Daraya » de Delphine Minoui (Journaliste française vivant en Turquie). Dès 2012 des opposants au régime Syrien constituent une bibliothèque secrète en rassemblant  plusieurs milliers de livres. A Daraya, les jeunes résistants anti-Assad sont souvent des étudiants ou des fils de paysans devenus par la force des choses des passeurs d'informations, journalistes improvisés, médiateurs d'une information inaccessible aux reporters étrangers. Ils sont aussi des passeurs de culture : Ahmad et ses compagnons ont décidé, eux qui lisaient peu avant la guerre, de sauver les livres, convaincus qu'ils sont les garants de la liberté.

Sylvie : « le dernier quartier de lune » de Chi Zijian. L’auteure est allée vivre avec un peuple nomade au nord-est de la Chine. Elle assiste à la sédentarisation progressive des Evenks. Le livre révèle les traditions de ce peuple, leur vie en harmonie avec la nature, l’importance des chamanes. Tout semble être en harmonie dans un mélange de rudesse des conditions de vie, de rites chamaniques quotidiens où les Esprits sont conviés et apaisés, dans une nature tantôt hostile tantôt complaisante. Loin du tumulte et du bruit, Chi Zijian délivre un magnifique récit de connaissances et de compassion pour ce peuple oublié, éparpillé et minoritaire

Olga : « les larmes de la liberté » de Kathleen Grissom . En 1830, la vie idéale de James Pyke est sur le point de basculer. Lui, le fils d'un planteur et d'une esclave qui a dû fuir sa Virginie natale, a réussi à se hisser dans la haute société de Philadelphie en cachant ses origines, et vit une passion avec une ravissante aristocrate. Jusqu'à ce que Henry, l'homme qui lui avait sauvé la vie vingt ans plus tôt, ne vienne frapper à sa porte pour lui demander de l'aide à son tour.

Joëlle : « les années » d’Annie Ernaux. Annie Ernaux a trouvé la forme qui lui permet d'embrasser le passé à grande échelle - tout ensemble celui de l'écrivain et le nôtre, celui des générations enfuies et des générations présentes, l'intime, le social et l'Histoire, la rumeur du monde et celle des consciences, les rêves et les aspirations, les habitudes et les menus gestes…(Télérama)

Daniel : « la famille royale » de William T. Vollmann Henry Tyler, privé neurasthénique, a été embauché par un homme d'affaires cynique à la recherche de la mythique "Reine des Putes" de San Francisco, dont il entend faire la vedette d'un bordel virtuel à Las Vegas. Comme en proie à un sortilège, Tyler se voue corps et âme à une enquête dans les bas-fonds de San Francisco, finit par localiser "la Reine", tombe amoureux d'elle et devient dès lors membre de "la Famille Royale", une tribu de prostituées ravagées par le crack et que le Roi Dollar et ses sbires vont s'employer à anéantir.

Rémi : « qui a tué mon père » Edouard Louis  Il  raconte son père et les non dits qu'il y a entre eux. Des souvenirs souvent troublants, touchants. Nos corps parlent de nos conditions d’existence ; dans les classes populaires, ils peuvent aussi raconter l’effet de décisions politiques. C’est ce que Qui a tué mon père s’attache à montrer, à travers l’histoire du géniteur de l’auteur, détruit par le travail – né en 1967, il a eu le dos broyé lors d’un accident à 35 ans – et par les conséquences de réformes telles que celle transformant feu le RMI (revenu minimum d’insertion) en RSA (revenu de solidarité active), pour encourager le retour à l’emploi – il lui a fallu accepter un travail de balayeur en dépit de ses souffrances.

Christophe : « Wang » de Pierre Bordage (2 tomes) XXIIIe siècle. Un infranchissable rideau protège l'Occident des empires voisins. Wang, jeune Chinois de dix-sept ans, vit avec sa grand-mère dans un quartier misérable de Grand-Wroclaw en Silésie, une des sous-provinces de Sino-Russie administrées par les néo-triades. Parce qu'il a transgressé la loi d'Assöl le Mongol, un parrain de clan, Wang n'a d'autre choix que de prendre le chemin de l'exil. Car une porte s'ouvre parfois dans le Rideau à Most, en Bohême. Mais qu'arrive-t-il aux émigrés en Occidents ? On parle d'esclavage ou pire encore ; on dit aussi qu'ils sont contraints de s'affronter dans des arènes comme les gladiateurs des jeux du cirque. Nul n'en est revenu pour témoigner...

Alain : « les loyautés » Delphine De Vigan. Quelle solidarité muette, quelle empathie permettent à Hélène, professeure de sciences naturelles dans un collège parisien, de reconnaître en Théo un enfant en difficulté, maltraité, bien que son corps ne porte aucun stigmate d’éventuels sévices ? Des coups, Hélène en a reçu lorsqu’elle était petite fille, mais elle n’a rien dit alors. Et c’est dans ce silence entêté de jadis que sa révolte d’aujourd’hui semble puiser ses forces, son obstination. (Télérama)

 

Prochain café-lecture le 2 octobre nous fixerons la date de l’AG de l’UPVV .

Prêts de livres :

Christophe à Olga «  Fernay-Voltaire » à Claude « résilience » (2 BD)

Olga à Christophe « les larmes de la liberté »

Rémi à Claude « qui a tué mon père »

Annie à Martine « revenu des ténèbres »

L’UP à Madeleine « carnet d’exil »

A découvrir :

Exposition Pourquoi je suis tout bleu de Nadira Husain jusqu'au 22 septembre à la Villa du Parc

 

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